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❌ Rapport d’enquête - Enlèvement et exécution d’Erik Gasparyan (+21)

Updated: Feb 2

Avertissement : les images documentant ce rapport ne sont pas toutes floutées.



Le 27 septembre, l’Azerbaïdjan a délibérément lancé une attaque sur l’Artsakh, en envoyant son armée sur les terres contestées du Haut-Karabakh. Le conflit de six semaines a fait au total plus de 5 000 morts, toutes parties confondues. Le 9 novembre, un accord trilatéral de cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a été signé dans le cadre d’une médiation la Fédération Russie pour mettre fin à la guerre. Des casques bleus russes ont ensuite été déployés sur les territoires contestés.

(Lire l’accord complet)



Le présent rapport retrace la chronologie des événements connus ayant conduit à la capture d’Erik Arshaki Gasparyan, un soldat arménien qui a combattu dans la guerre d’Artsakh, après la signature de la trêve et ultérieurement injustement abattu par les forces azerbaïdjanaises. Cet horrible homicide commis sur un soldat arménien est considéré comme un crime de guerre en vertu du droit international et constitue une violation de l’accord trilateral sus-mentionné.



Erik Gasparyan, un soldat arménien né à Erevan en Arménie, n’avait que 19 ans lorsqu’il a été tué.

Erik a été capturé par les forces azerbaïdjanaises après la signature de l’accord de cessez-le-feu du 9 novembre, la date exacte de son enlèvement est inconnue mais le dernier contact qu’il a eu avec sa famille remonte au 12 décembre. Le lieu exact de sa capture est également inconnu car nous n’avons pu géolocaliser aucune des images de l’évènement.



1. Les images (1) ci-dessous sont d’Erik Arshaki Gasparyan capturé par l’armée azérie.

La séquence est datée du 13 décembre 2020 (vidéo non floutée) 21+




2. Les images (2) ci-dessous montrent Erik Arshaki Gasparyan transporté vers un endroit inconnu, toujours vêtu de sa veste militaire. Les images sont également datées du 13 décembre 2020. L’hypothèse d’un transfert le jour-même vers un autre endroit est favorisée (images non floutées +21).





3. Le 27 décembre 2020, les forces azerbaïdjanaises ont rapporté une escarmouche, accusant les « forces arméniennes » d’avoir attaqué des positions azerbaïdjanaises à Hadrut en Artsakh. Ils ont publié (ci-après) les soit-disant images de la fusillade qui a éclaté ce jour. Nous pensons que les images constituent un faux et qu’elles ont été diffusées à fins de propagande justifiant les homicides de plusieurs soldats arméniens. (Images non floutées) 21+




4. Le 29 décembre 2020, les forces azerbaïdjanaises ont publié des images où des individus prétendent faussement que les soldats arméniens, au meurtre desquels on assiste, avaient attaqué leurs positions dans la région de Hadrut en Artsakh. Il a été prouvé par la suite que les soldats arméniens n’ont jamais rompu le cessez-le-feu. Les prisonniers arméniens tués n’ont pas été capturés pendant la guerre, mais après la signature de l’accord.

Erik Arshaki Gasparyan figure parmi les soldats arméniens assassinés.


Son corps a ensuite été mutilé.

Erik était un pion sur l’échiquier de l’Azerbaïdjan et il en a payé le prix fort. Les images suivantes sont partagées afin de porter à la connaissance du public son injuste et brutal homicide.


(Images non floues) 21+




5. Les Azéris ont enchaîné sa dépouille par le cou pour le déplacer en le traînant. (images non floutées +21)



6. Cette exécution et ces mutilations abominables commises sur un otage non armé constituent un crime de guerre à prendre en compte. Erik était un homme innocent qui protégeait courageusement ses terres lorsqu’il a été fait prisonnier, puis tué avec barbarie.

Les forces azerbaïdjanaises ont violé toutes les lois de la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre, du 12 août 1949 par la Conférence diplomatique pour l'établissement de conventions internationales pour la protection des victimes de la guerre, qui s’est tenue à Genève du 21 avril au 12 août 1949. Elle est entrée en vigueur le 21 octobre 1950.


L’article 3 indiquait ce qui suit :


ARTICLE 3 [ Link ] . - En cas de conflit armé ne présentant pas un caractère international et surgissant sur le territoire de l'une des Hautes Parties contractantes, chacune des Parties au conflit sera tenu d'appliquer au moins les dispositions suivantes :


1) Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres de forces armées qui ont déposé les armes et les personnes qui ont été mises hors de combat par maladie, blessure, détention, ou pour toute autre cause, seront, en toutes circonstances, traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critère analogue.

A cet effet, sont et demeurent prohibés, en tout temps et en tout lieu, à l'égard des personnes mentionnées ci-dessus :

a) les atteintes portées à la vie et à l'intégrité corporelle, notamment le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices ;

b) les prises d'otages ;

c) les atteintes à la dignité des personnes, notamment les traitements humiliants et dégradants;

d) les condamnations prononcées et les exécutions effectuées sans un jugement préalable, rendu par un tribunal régulièrement constitué, assorti des garanties judiciaires reconnues comme indispensables par les peuples civilisés.


2) Les blessés et les malades seront recueillis et soignés.

Un organisme humanitaire impartial, tel que le Comité international de la Croix-Rouge, pourra offrir ses services aux Parties au conflit.

Les Parties au conflit s'efforceront, d'autre part, de mettre en vigueur par voie d'accords spéciaux tout ou partie des autres dispositions de la présente Convention.

L'application des dispositions qui précèdent n'aura pas d'effet sur le statut juridique des Parties au conflit.


Erik Gasparyan n’a pas été capturé en temps de guerre, mais après la signature du cessez-le-feu, puis il a été horriblement torturé et mutilé par l’armée azerbaïdjanaise.s

Erik n’avait que 19 ans, nous ne l’oublierons pas.







Source : https://ihl-databases.icrc.org/applic/ihl/dih.nsf/Article.xsp?action=openDocument&documentId=5070CF733D38FC36C12563BD002C0003

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